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Soha BECHARA

Publié le samedi 18 mars 2017, Thèmes : - Société

Soha BECHARA est invitée du festival "Palestine En Vue" 2017. Ses dix ans de vie en prison de femme apporteront un éclairage aux débats qui suivront le film 3000 nuits de Maï MASRI.

Soha Bechara est née à Beyrouth en 1967 dans une famille chrétienne orthodoxe.

Membre du parti communiste ,comme son père, puis de la résistance libanaise (FNRL Front de la Résistance libanaise) après les massacres de Sabra et Chatila, elle est arrêtée le 7.11.1988 pour avoir tenté d’assassiner le général Antoine Lahd de l’Armée du Liban Sud.

Elle passe alors 10 ans dans la prison clandestine de Khiam dont 6 en isolement, sans avoir été jugée. Elle y sera torturée, sans jamais faire d’aveux. Elle est libérée en 1998 suite à la pression internationale notamment française.

A partir de cette libération, invitée en France pour y poursuivre ses études, elle commence une nouvelle vie : de dénonciation de l’enfer de Khiam, allant jusqu’à la Commission des Droits Humains de l’ONU . Les prisonnier.e.s, camarades de détention de Soha Bechara, seront libéré.e.s en mai 2000 avec le départ des Israéliens du Sud-Liban.

En 2003 elle publie sa biographie « Résistance ». Ce livre a été transposé au théatre par Wajdi Mouawad sous le titre « Incendies », titre également du film de Denis Villeneuve sur le même sujet, sorti en 2010.

Soha Bechara vit désormais à Genève. Elle poursuit son engagement notamment auprès du Collectif Urgence Palestine pour dénoncer « le seul conflit où la communauté internationale n’assume pas ses engagements » (1) Elle dit ne rien regretter : « Quand j’ai rejoint la résistance armée c’était réfléchi. Je n’accepte pas qu’on me fasse des reproches, qu’on me juge, sans avoir vécu de l’intérieur la situation de mon pays » (1)

Elle a également écrit « La fenêtre » (ed. Elyzad-2014) co-écrit avec la journaliste Cosette Ibrahim, également emprisonnée à Khiam. Elles racontent la vie quotidienne dans la section réservée aux femmes de cette prison secrète où se pratiquait la torture. Ce livre met en lumière l’engagement des femmes dans la résistance armée et civile pendant la guerre civile libanaise (1978-1990)

(1) extrait d’une interview de Gabriel Tejedor le 20 avril 2006

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